Toungara, Bictogo, Ouloto, Mabry…ces ministres qui ont déchiré la charte de bonne conduite de Ouattara
Quels sont les scandales qui ont émaillé le pouvoir Ouattara, depuis le 11 avril 2011, jour de l’arrestation du président Gbagbo par les forces françaises. Les Ivoiriens et les amis de la Côte d’Ivoire s’accordent pour dire que la gouvernance de M. Ouattara fait chorus avec corruption, surfacturation et autres abus de biens publics, caractéristiques d’un régime amoral, mû par la politique du ventre. On aurait dit : Ouattara est au pouvoir, les scandales aussi !
C’est hyper curieux qu’un régime
qui, pour la première fois dans l’histoire de la Côte d’Ivoire, a fait
signer une charte de bonne conduite à chaque membre du gouvernement,
devant la nation et le chef, se laisse aller à de telles dérives. Cette
charte était-ce de la poudre aux yeux des contribuables et autres
bailleurs de fonds, ou est-ce Alassane Ouattara qui n’a pas les moyens
de l’appliquer ?
Voici des extraits de ce document en 10 points,
présenté comme «un bréviaire intégrant et symbolisant les valeurs
cardinales de probité morale, d’équité et de bonne gouvernance». Mais
qui est violé à souhait.
Zoom sur des actes de mal gouvernance qui
scandalisent aussi bien les amis que les ennemis politiques du Président
ivoirien, apparemment bien boulonné dans un système de gestion
moyenâgeuse des affaires publiques. Allons sur les traces d’Adama
Toungara, Anne Désirée Ouloto, Adama Bictogo et Mabri Toikeusse.

L’Etat
débourse tous les mois 90 millions de nos francs pour faire plaisir à
Adama Toungara, pendant que des centres de santé villageois attendent
depuis des lustres qu’une main providentielle vienne garnir leurs
plateaux techniques.

Que va faire Ouattara ? Les Ivoiriens
s’interrogent. il ne suffit pas de vider Toungara des lieux pour que
s’arrête l’hémorragie financière. Il faut appliquer la «charte d’éthique
du gouvernement», par laquelle les membres du gouvernement ont déclaré
souscrire aux dix valeurs cardinales édictées.

De fait,
le vendredi 7 septembre 2012, le ministre Albert Toikeusse Mabri, a fait
expulser manu-militari sa femme et ses 5 filles mineures de sa
résidence de fonction où ces dernières vivaient à Cocody-Ambassades,
selon le Dg de la Sogepie qui a affirmé que «C’est l’avocat du ministre
Mabri qui a fait exécuter l’acte d’expulsion».

Mais contre toute attente, «Il est mis à la disposition de
monsieur Bamba Issiaka, directeur général de la Sogepie, la villa numéro
7 sise à Cocody-Ambassade, rue Hibiscus faisant partie du patrimoine
immobilier non cessible de l’Etat pour lui servir de logement de
fonction», lit-on dans la décision d’affection du 3 septembre signé de
Bamba Issiaka lui-même.
«cette affaire ne fait pas honneur à la
république». «Si le Président de la République est intervenu, c’est
parce qu’il y a eu vice de procédure du Directeur général de la
Sogepie». «C’est le Directeur général de la Sogepie qui a commis un
huissier pour expulser Mme Mabri Toikeusse», précisera Raymonde Coffie
Goudou, qui a martelé : «Je n’accepte pas qu’on fasse cela à une femme
(…) Si cela arrivait une autre femme, le Président de la République
allait prendre la même décision».
Alors question : M. le président
Alassane Ouattara, le fait pour le ministre d’Etat, ministre du Plan
Albert Mabri Toikeusse, d’abandonner son épouse et ses enfants à bas
âge, puis de les expulser du domicile familial, selon les dires de
l’épouse elle-même qui a ajouté qu’il a aménagé ailleurs, cette façon de
faire ne tombe-t-elle pas sous le coup du point 2 de la charte
d’éthique du gouvernement qui stipule :
«2- Le Respect de la Dignité et
de la Vie humaine: chaque membre du gouvernement considère la vie comme
sacrée. Aussi s’abstient-il de toutes paroles et tous actes susceptibles
de porter atteinte à la dignité et à la vie humaine.» Et pourtant…
Anne Ouloto et le scandale des déchets…
Maman bulldozer a réussi la prouesse d’attribuer un marché de 60 milliards à Satarem, une société française en faillite. Il s’agit de la société Satarem-Greensol, filiale du groupe français Satarem qui était en liquation au moment des faits. Elle était clôturée par décision de justice en France depuis le 18 novembre 2010 pour insuffisance d`actifs. C’est elle curieusement que la ministre ivoirienne de la Salubrité d’alors a dénichée pour nettoyer le district d’Abidjan.
Maman bulldozer a réussi la prouesse d’attribuer un marché de 60 milliards à Satarem, une société française en faillite. Il s’agit de la société Satarem-Greensol, filiale du groupe français Satarem qui était en liquation au moment des faits. Elle était clôturée par décision de justice en France depuis le 18 novembre 2010 pour insuffisance d`actifs. C’est elle curieusement que la ministre ivoirienne de la Salubrité d’alors a dénichée pour nettoyer le district d’Abidjan.
Et ce n’était un
secret pour personne, Satarem-Greensol n`avait pas produit la caution
de 2 milliards exigée. Mais elle devrait, grâce à Anne Ouloto, profiter
de l`avance de l`Etat pour s`équiper en Turquie. Heureusement que la
mayonnaise n’a pas pris.
Mais là aussi, Alassane Ouattara n’a pas
bronché. Il n’a pas activé le point (3- La Primauté de l’Intérêt
général) de la charte selon lequel : «toute décision, toute action ou
toute tâche doit s’inscrire et être menée dans l’optique de l’intérêt
général, selon les exigences et normes de rigueur et de qualité que
justifient les ressources disponibles.» et le ( 5- La Bonne Gouvernance )
stipulant : «chaque membre du Gouvernement s’engage à cultiver
l’excellence et à promouvoir les pratiques de bonne gouvernance au sein
de son département ministériel et dans les structures placées sous son
autorité. Le respect strict des lois et règles de la République est une
nécessité d’intérêt national dont dépendent, à la fois le relèvement
moral de notre pays et son développement intégral et durable.»
Vous avez
dit laxisme pousse-au-crime ? !
Barthélemy Téhin
Barthélemy Téhin
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